De 1489 à 2019 : une histoire de l'aquarelle
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L'église Saint-Jean de Nuremberg, Albrecht Dürer, v. 1489. Musée de l'Ermitage. ©visipix.En 1489, Albrecht Dürer apprend son métier. Ses paysages allemands et italiens, même s'il tâtonne pour la perspective et les couleurs, appartiennent à l'Histoire de l'Art : autrefois arrière-plans de portraits ou de scènes religieuses, ils deviennent sujet de tableau, à part entière.
> L'église Saint-Jean de Nuremberg, Albrecht Dürer, v. 1489. Musée de l'Ermitage. ©visipix.


Le Lièvre, Albrecht Dürer, 1502. Aquarelle, gouache, rehauts de gouache. Vienne. ©Graphische Sammlung Albertina.En 1502, Albrecht Dürer est un artiste accompli. Sur ce Lièvre, merveille de virtuosité technique et d'observation zoologique, il signe de son monogramme et met la date, comme dans ses tableaux et gravures. Il place donc l'aquarelle au même niveau que les autres médiums.
> Le Lièvre, Albrecht Dürer, 1502. Aquarelle, gouache, rehauts de gouache. Vienne. ©Graphische Sammlung Albertina.



Le Livre des Tournois de René d'Anjou, v. 1460. ©visipix.Albrecht Dürer est le premier grand nom de l'aquarelle, mais avant lui, vers 1460, un maître inconnu - sans doute Barthélemy d'Eyck - décore Le Livre des Tournois, manuscrit destiné à René d'Anjou. Ce texte décrit le déroulement des tournois de France, Allemagne, Flandres et Brabant. D'autres aquarelles existent en dehors de celles de Dürer mais elles posent des problèmes de datation.
> Le Livre des Tournois de René d'Anjou, v. 1460. ©visipix.


Paysage avec une côte rocheuse, Marco Basaiti, v. 1507-1512. Florence, Galerie des Offices. ©visipix.Albrecht Dürer a sans doute réintroduit la technique de l'aquarelle en Italie, même s'il n'a peint aucun paysage lors de son voyage au-delà des Alpes. Cette œuvre attribuée à Marco Basaiti s'apparente à la technique des paysagistes vénitiens, linéaire et architecturée.
> Paysage avec une côte rocheuse, Marco Basaiti, v. 1507-1512. Florence, Galerie des Offices. ©visipix.


Tughra du sultan Solimane le Maginifique, vers 1520. Encre, aquarelle opaque et or sur papierUn tughra est un sceau royal stylisé, une signature des sultans ottomans sur chaque édit royal. Chaque sultan a son tughra, légèrement différent, mais avec toujours le nom du sultan régnant, celui de son père, son titre et la phrase « éternellement victorieux ».
> Tughra du sultan Solimane le Maginifique, vers 1520. Encre, aquarelle opaque et or sur papier.

 

Carte des îles d'Hispaniola et de Porto Rico, Joan Vinckeboons, 1639. Encre et aquarelle. Bibliothèque numérique mondiale.Joan Vinckeboons (1617-1670) a travaillé pour la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales, en produisant des cartes pour la marine militaire et marchande néerlandaise. L'aquarelle était parfaite pour cet usage.
> Carte des îles d'Hispaniola et de Porto Rico, Joan Vinckeboons, 1639. Encre et aquarelle. Bibliothèque numérique mondiale.


Codex Tovar, XVIe siècle, Moctezuma II, dernier roi aztèque (règne 1502-1520). Bibliothèque numérique mondiale
Le Codex Tovar, de Jean de Tovar, jésuite mexicain du XVIe siècle, nous renseigne sur les rites et cérémonies des aztèques, leur histoire, leurs voyages et leur calendrier. Il est illustré de 51 aquarelles d'une grande qualité.
> Codex Tovar, XVIe siècle, Moctezuma II, dernier roi aztèque (règne 1502-1520). Bibliothèque numérique mondiale.


Description du baptême de Madame Elisabeth de Hesse, vers 1600. Bibliothèque numérique mondiale
Le baptême de la fille du landgrave Maurice de Hesse en 1596 fut décrit dans un livre richement décoré et enrichi d'aquarelles. Les personnages historiques, allégoriques et mythologiques, les fleurs communes et exotiques, les costumes et décorations des différentes reconstitutions des festivités ornent les pages de cet exemplaire.
> Description du baptême de Madame Elisabeth de Hesse, v. 1600. Bibliothèque numérique mondiale.

Livre de poissons, Adriaen Coenen, 1577. Bibliothèque numérique mondiale.En 1577, à l'âge de 63 ans, Adriaen Coenen, marin depuis toujours, rédigea un livre où il compila des informations recueillies tout au long de ses voyages : mers, côtes, zones de pêche ou animaux marins parfois fantaisistes. 410 pages savantes décorées à l'aquarelle.
> Livre de poissons, Adriaen Coenen, 1577. Bibliothèque numérique mondiale.


Vue de Snowdon, Copley Fielding, 1834. Yale Center for British Art, New Haven
Copley Fielding est un des grands aquarellistes de l'école anglaise du 19e siècle. Il forma John Ruskin, le grand aquarelliste et historien d'art, présida la Watercolor Society, et présenta 1 500 aquarelles en 30 ans de carrière.
> Vue de Snowdon, Copley Fielding, 1834. Yale Center for British Art, New Haven. ©visipix.

 

Copie d'après Botticelli, Julian Alden Weir, 1870Julian Alden Weir fit cette Copie d'après Botticelli quand il étudiait aux Beaux-Arts de Paris en 1870. Depuis le milieu du 19e siècle, on redécouvrait Botticelli grâce aux peintres préraphaélites et à John Ruskin, critique d'art anglais.
> Copie d'après Botticelli, Julian Alden Weir, 1870.

 


A la recherche d'un gué, Frederic Remington, 1893
En 1893, Frederic Remington visite le Yellowstone, premier parc national des USA. Cette aquarelle, publiée dans le Harper's Weekly, montre un éclaireur du gouvernement cherchant un gué pour le passage du groupe. Remington est le peintre de l'Ouest américain.
> A la recherche d'un gué, Frederic Remington, 1893.

 

Lady Lilith, Dante Gabriel Rossetti (1828–1882). Aquarelle et gouacheDante Gabriel Rossetti était un membre éminent des préraphaélites, ces peintres britanniques qui voulaient revenir à une esthétique d'avant Raphaël. Fasciné par l'apparence physique des femmes, il imagine là une femme fatale, moderne héritière de Lilith, première femme d'Adam selon la Bible et le Faust de Goethe.
> Lady Lilith, Dante Gabriel Rossetti (1828-1882). Aquarelle et gouache.